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LE CHEMIN DU SALUT PASSE-T-IL PAR ISRAËL ET LE HÉBREU ?

Publié le 26/07/2019 à 14:21 par sam-hyacinthe
LE CHEMIN DU SALUT PASSE-T-IL PAR ISRAËL ET LE HÉBREU ?

 

LE CHEMIN DU SALUT DE L’ÂME PASSE-T-IL PAR ISRAËL

ET PAR LA LANGUE HÉBREU ?

 

 

Quel est le chemin qui nous mène là où notre Seigneur Jésus-Christ est parti ?

Il a déclaré aux disciples qu’il y a beaucoup de demeures dans la maison de son Père, qu’il s’en allait y préparer des places pour les croyants. Alors Thomas qui voulait connaître le chemin qui mène là où Jésus allait lui demanda : Seigneur, nous ne savons où tu vas ; comment en saurions-nous le chemin ?Jean 14 : 5.

A cette question, les écritures nous rapportent que Jésus lui dit : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Jean 14 :6.

 

A la faveur de la connaissance qui se démocratise par le truchement d’internet et des voyages de moins en moins coûteux, les chrétiens ont de plus en plus accès aux textes bibliques originaux, en grec et en hébreu. Ainsi, il est aujourd’hui possible à celui qui le désir et qui en a la grâce, de procéder à une sorte de « révision » de certains textes dont il estime la traduction quelque peu détournées ou carrément galvaudées. Je suis moi-même partisan de ces relectures, car elles permettent, en ce qui concerne de nombreux versets, de mieux cerner la pensée des scribes inspirés de la Bible. Savez-vous par exemple que le mot sirène a été remplacé dans les textes de la Bible par le mot chacal ? Suite à cette connaissance, nous pouvons de manière dépassionnée nous demander pourquoi ce remplacement ? De même, il peut être très instructif, spirituellement, de savoir que le verbe prospérer a plusieurs significations en hébreu, et que dans certains versets, il n’a pas du tout le sens que les amateurs de l’évangile de la prospérité ou évangile de l’argent lui donnent. C'est donc important, mais la voie du salut consiste à en comprendre les limites.

 

LE CHEMIN DU SALUT PART D’ISRAËL ET DES JUIFS

 

Il semble que de nombreux chrétiens comprennent de manière littérale, donc spirituellement erronée, le verset suivant :

Vous adorez ce que vous ne connaissez pas, nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des juifs. Jean 4 : 44.

 

Le salut vient des juifs, car Dieu l’a voulu ainsi. C’est à eux que la parole de vérité a été révélée. C’est le peuple que l’Eternel a choisi, non parce qu’il était meilleur que les autres, mais par pure miséricorde ; d’autant que tout au long de la Bible, nous voyons bien que l’Eternel est souvent en procès contre Israël. Le salut vient des juifs parce que Christ est juif, et que les apôtres le sont. Mais nous ne sommes pas aujourd’hui enfermés dans une obligation ni de judaïser, ou d’emprunter à la religion juive ses nombreux codes, puisque Christ lui-même nous montre un chemin différent, une route tracée à travers son corps meurtri, et non à travers les œuvres de la loi. Ainsi, la grande considération que nous devons naturellement avoir envers le peuple d’Israël, ou notre amour pour sa langue doivent, tous deux, être écartés du chemin de notre salut, car celui-ci est esprit. Il n’a pas besoin de couleur, de tissus, de traduction linguistique parfaite comme s’il n’y avait là qu’une œuvre humaine. Non, le Chemin a besoin de connaître l’esprit qui gouverne le texte. Il a besoin d’être éclairé par la parole qui est esprit. Sur le Chemin, pas besoin de talith, de la fête de hanoukka ou du nom hébreu du Sauveur.

                                                                                                                                                                   1

Certes le Chemin de notre salut part des juifs, il est issu d’eux ; c’est la source. Mais, tel un fleuve qui une fois installé dans son lit s’en va droit devant lui, reconnaissant d’où il vient, portant en lui l’eau de ladite source, nous ne pouvons pas revenir en arrière. Le Chemin  ne passe plus par Jérusalem, ni par Israël ; il est dans le cœur de celui à qui la grâce a été faite d’avoir la foi :

Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit l'Eternel : Je mettrai ma loi au dedans d'eux, je l'écrirai dans leur cœur; et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. Jérémie 31 : 33.

 

S’il avait fallu repasser par Jérusalem, ces lois seraient restées gravées sur les tablettes, et les tablettes posées dans le temple. Mais grâce à l’omniprésence divine, nous avons le chemin révélé au-dedans de nous-mêmes. Voilà pourquoi il est écrit :

Garde ton cœur plus que tout autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. Proverbes 4 : 23.

 

La source, pour nous chrétiens, ce n’est plus la terre d’Israël, l’hébreu ou le talith en tant qu’objets, mais les paroles de Dieu qui sont gravées dans notre cœur ; les paroles de Christ qui sont, comme il le déclare lui-même, vie et esprit !

 

La vie ne repose plus sur notre manière de respecter et de pratiquer les œuvres de la loi de Moïse, d’être fidèle à la langue parlée par Jésus sur terre, et qui n’était d’ailleurs pas l’hébreu actuel, mais l’araméen ; non elle repose sur la foi qui a pour source et fondement la parole de l’Evangile.

 

Si la vie, autrement dit le salut, dépendait d’un lieu, d’un temple de pierre, d’un vêtement, d’une langue ou d’une fête, l’Esprit n’aurait pas inspiré cette parole du livre des proverbes.

 

LES DOCTEURS EGARES ET LA TENTATION DU RETOUR A LA LOI

 

Je sais que nous avons pris l’habitude de qualifier de « faux docteurs » ceux qui nous enseignent des paroles pernicieuses. Mais j’ai, par révélation issue de l’observation des uns et des autres, que tous ne sont pas faux parce qu’ils ne savent rien, mais sont en réalité de la lignée de Balaam, c’est-à-dire, des gens détenteurs de la vérité, la connaissant, mais ayant fait le choix de s’en détourner. De manière volontaire donc, ils s’égarent entre autres dans un retour au judaïsme et autres voies parallèles, afin de s’enrichir, et d’obtenir des puissances que Christ dans sa souveraineté ne leur accorde pas, et afin d’être élevés parmi les hommes. Ils ne sont donc pas faux, car ils savent parfaitement quel est le Chemin du salut des chrétiens, mais choisissent de lui rajouter des concepts et des pratiques qui lui sont étrangers.

S’il est possible de ramener à Christ ne fut-ce qu’un seul de ces enseignants chrétiens qui s’égarent vers les principes de la Torah, nous aurons tous de quoi nous réjouir. Mais il est certain qu’un grand nombre d’entre eux ne reviendra plus à Christ comme seul Chemin, et persistera dans cette multitude de voies spirituelles. Et le recours au judaïsme mystique, au culte caché des anges, Christ cosmique et autre chemins ne quittera pas leur esprit. C’est malheureusement ce que nous montre la réaction d’un grand pasteur, Espérance Mbakadi de la RD Congo, face à un journaliste lui reproche le recours aux anges : « Vous croyez que dans le ciel il n’y a que Jésus et Saint-Esprit ? »

                                                                                                                                                                    2

Autrement dit, les autres esprits sont également dignes d’être consultés !

Ce ne sont jamais l’homme ou la femme qu’il faut attaquer et insulter, car dans la vie de tous les jours, il peut s’agir d’une personne correcte. Mais quand leurs propos sont très dangereux pour ceux qui les écoutent, c’est de notre devoir de les souligner au fer rouge.

Les propos de cet homme sont clairs, et indiquent bien le choix de certains chefs d’assemblées de recourir à d’autres chemins. Mais voici que l’apôtre Paul, l’un des leurs, puisqu’ils se disent eux-mêmes apôtres, prophètes, pasteurs, docteurs ou évangélistes, voici qu’il nous met en garde contre le retour vers la loi :

 

« Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis.Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair. Moi aussi, cependant, j'aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si d’autres croient pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage, moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, hébreu né d'hébreux; quant à la loi, pharisien; quant au zèle, persécuteur de l'Église; irréprochable, à l'égard de la justice de la loi. Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d'entre les morts. » Philippiens 3 : 3-11.

 

DIEU S’EXPRIME EN HEBREU ET DANS TOUTES LES LANGUES DES HOMMES

 

Néanmoins, il ne faut pas conditionner son salut à la seule découverte du véritable sens de ces mots ou nom d’origine, faute de quoi il faudra croire que tous les chrétiens qui nous ont précédés depuis presque deux millénaires à travers le monde sont en enfer, parce qu’ils n’ont pas connu ces langues et versions d’origine auxquelles nous avons aujourd’hui accès. Puisque tel n’est pas le cas, alors l’essentiel est ailleurs, n’est-ce pas ? Car ce que nous devons tous éviter, c’est la sacralisation des langues grecque et hébreu, à la manière de la sacralisation du latin pendant des centaines d’années dans le catholicisme, ou de l’arabe dans l’Islam. C’est d’abord le Saint-Esprit qui nous enseigne et qui nous révèle Christ, et c’est par l’esprit que nous saisissons les choses invisibles. Le texte est une base importante, mais il est sans vie quand l’Esprit de Dieu ne l’anime pas. D’ailleurs, il faut comprendre que si la lecture du texte suffisait à révéler la vérité divine et donc le chemin de la réussite, à savoir le salut, l’Eternel n’aurait pas, en plus, demandé à Josué de méditer la Loi jour et nuit. Il aurait suffit à Josué de lire ce que Moïse avait écrit. N’avait-il pas en sa possession la Loi écrite avec les mots de Moïse, et dans une langue qu’il comprenait parfaitement ? Avait-il en sa possession une traduction ? Non, il s’agissait de l’original. Pourtant, l’Eternel lui a demandé de méditer ! C’est un élément de preuve qui nous permet d’affirmer que c’est l’Esprit qui ouvre, bien sûr à travers les écrits, la véritable pensée de Dieu. En effet, l’Eternel se cache, et il faut que celui qui croit le cherche vraiment pour le trouver. C’est ici le principe qui, évidemment peut avoir des exceptions, puisque par pure miséricorde le Seigneur peut se révéler à celui qui ne le cherche pas du tout. Ainsi, le Chemin du salut ne se révèle pas par la seule prise de connaissance de ce qui est écrit, ni même du sens originel et véritable d’un mot, mais par la méditation jour et nuit.

                                                                                                                                                                   3

Voilà pourquoi un philosophe ne sera pas transformé par son étude de la Bible, tant qu’il ne sera pas touché par le Saint-Esprit, au point de réaliser que ce qu’il lit est la vérité.

 

De façon imagée, nous pouvons dire que le grec ou l’hébreu peuvent parfois améliorer l’intérieur de la maison ; que ces langues sont semblables à des meubles qui assurent le confort, parfois un meilleur mode d’emploi du lieu dans lequel nous habitons. Mais sans ces meubles, nous sommes quand même à l’abri de la pluie du dehors, puisque nous sommes dans la maison du salut.

 

Le Chemin, la Vérité, la Vie, à savoir Christ, est toujours Esprit. En conséquence, sa révélation ne peut pas être enfermée dans une seule langue humaine au monde. L’Esprit est infalsifiable, il est impossible à emprisonner, car c’est à partir de la vérité du cœur de celui qui prononce son nom que se décante sa matérialité spirituelle. Jésus-Christ se révèle par le sondage du cœur de celui qui prie et loue, et non par la connaissance de son nom en hébreu, en grec ou en araméen.

Nous savons tous ce qui est arrivé le jour de la pentecôte, lorsque le Saint-Esprit s’est manifesté aux disciples qui étaient réunis dans la chambre haute. En effet, voici que ceux qui avaient été touchés par la grâce parlaient diverses langues humaines, au point d’étonner ceux qui les entendaient :

 « Ces gens ne sont-ils pas tous galiléens ? Comment se fait-il donc que nous les entendions chacun dans notre propre langue, notre langue maternelle ? Partes, Mèdes, Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée, de la Cappadoce, du Pont, de l’Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, du territoire de la Lybie, voisine de Cyrène et résidents venus de Rome, juif de naissance ou par conversion, Crétois et arabes, nous les entendons parler dans notre langue  des merveilles de Dieu. »Actes 2: 7-12.

Les linguistes savent qu’il y a des expressions, des proverbes ou des phrases qui ne sont pas traductibles de manière littérale, donc mot pour mot, d’une certaine langue à une autre. Dans ma langue maternelle, il y a des expressions que le français de connais pas. Et si donc des phrases en hébreu ou en grec ne peuvent avoir d’équivalents directs en swahili ou en chinois, que feraient donc ces chrétiens, ils périraient ? Pas du tout, car l’Esprit leur vient en aide, en leur donnant accès à une traduction qui ne « détruit » pas l’esprit du texte original, même si elle ne la reproduit pas exactement avec les mêmes mots.

Croyez-vous que les mots et les expressions étaient exactement les mêmes en crétois et en romain au jour de la pentecôte ? Pourtant, les merveilles de Dieu ont tout de même été déclarées !

Prenons un exemple : en français, lorsque l’on exige qu’une personne quitte notre maison ou notre bureau, on lui dit : « Sortez ! », tandis qu’en anglais on dit : « Get out ! ». Nous voyons bien qu’en français nous composons un verbe, à savoir le verbe sortir, mais qu’en anglais il s’agit de faire usage d’une expression. S’il faut traduire de manière littérale « Get out » en français, cela pourrait bien donner une phrase dans le genre : « Gagnez l’extérieur ! » Que choisir en tant que traducteur ? Or avec l’expression gagnez ou regagnez l’extérieur, nous avons une plus grande possibilité de méditation qu’avec l’impératif « sortez ! », n’est-ce pas ?

Il y a des expressions dans les textes originaux qui sont incertaines, et aucun théologien ne sait comment les traduire de manière exacte, de façon à obtenir l’adhésion de tous. Que faire alors face à ces mots qui sont différents d’une version biblique à l’autre, à cause de la difficulté des uns et des autres à trouver le mot qui doit absolument convenir ? C’est là que le Saint-Esprit surpasse les mots et les expressions pour nous révéler l’idée et le sens du chemin, en évitant de nous enfermer dans les mots. Du reste, la parole révélée nous met en garde contre les querelles de mots :

Rappelle ces choses, en conjurant devant Dieu qu'on évite les disputes de mots, qui ne servent qu'à la ruine de ceux qui écoutent. 2 Timothée 2 : 23.

                                                                                                                                                                     4

UTILISER LE NOM HEBREU DE ‘’YESHOUA’’ A LA PLACE DE ‘’JESUS’’ ?

 

Certains enseignants nous disent aujourd’hui que nous ne devons plus, même lorsque nous prions en français, prononcer le nom de Jésus, mais celui de Yeshoua. Or personne ne nous dit qu’il faut aussi désormais ne plus appeler la vierge par Marie, mais uniquement par Myriam, ou de remplacer Moïse par Moshé ! En vérité, que je dise donc Jésus en français, Yeshouaen hébreu, Ἰησοῦς ou Iēsous ou en grec, Jésus en latin, Issa en arabe, ou encore Yésou dans ma langue maternelle, le Seigneur, et non un démon, se révélera à moi si mon cœur est digne de le recevoir, s’il me fait miséricorde.

Le Seigneur n’est pas un être humain pour qu’il ne réponde qu’à l’appel d’une combinaison de syllabes bien précise ; ce n’est pas un homme, mais il est l’image du Dieu invisible, capable de discerner dans le souffle qui sort de ma bouche l’appel ou la prière qui lui est destinée.

Il est une vérité que nous ne pouvons nier : l’importance du nom en hébreu, ainsi que sa signification. Je vais cependant vous épargner la reproduction des études qui sont faites sur le nom de Yeshoua et de ses implications spirituelles. Mais alors, cela nous place-t-il dans une obligation de ne pas utiliser le nom de Jésus lorsque nous prions ou chantons en français ou en anglais ?

Ce que je sais, et vous aussi du reste, c’est que l’Eternel lui a donné un nom au-dessus de tout nom :

C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre. Philippiens 2 : 9.

 

Cependant, comment un nom placé au-dessus de tous les noms dans les hiérarchies humaine, angélique et spirituelle peut-il se comprendre et s’analyser de la même manière qu’un autre nom juif ? Car s’il faut décoder le sens et l’explication de chaque lettre hébreu pour que se révèle véritablement le Christ ; s’il faut lui réserver un traitement identique à d’autres noms, cela signifie que nous le rendons commun et semblable aux autres noms hébreux ou araméens. Or tel n’est pas la vérité spirituelle ! Il ne s’agit donc pas d’un nom qui se limite à ses seules lettres. Je veux dire par là que la puissance du nom de Jésus ou de Yeshoua n’est pas liée à ses lettres ou à sa signification en hébreu. En effet, il est admis par tous qu’au temps où le Seigneur nous a visité en chair sur terre, le prénom Yeshoua était plutôt commun, et que plusieurs personnes le portaient. Ce qui veut dire que si la puissance de ce nom reposait sur son écriture, son alphabet hébreu ou araméen, alors toutes ces personnes qui s’appelaient Yeshoua avaient également reçu un nom au-dessus de tous les noms, puisque c’est le même ! Or tel n’était pas le cas ! Les autres Jésus ou Yeshoua des temps bibliques ou actuels n’ont pas du tout de la puissance. Pourquoi donc ? Parce que la puissance et le caractère céleste et supérieur de ce nom ne repose nullement dans son décodage hébreu, mais dans le statu divin de celui qui le porte.

 

Que personne ne vous trouble donc par un enseignement en apparence profondément spirituel, un enseignement qui vous révèle le sens et la portée du nom araméen du Seigneur, en vous recommandant de ne plus dire Jésus mais uniquement Yeshoua, seule manière d’atteindre le Seigneur.

                                                                                                                                                                     5

ISRAËL ET LA JERUSALEM ACTUELS : PASSAGES OBLIGES POUR LE SALUT ?

 

Il faut savoir que derrière cette soif légitime de la recherche, il y a également, en embuscade, une « mode » spirituelle récente qui incite de manière insidieuse tous les chrétiens évangéliques à judaïser. Des loups ravisseurs tirent profit de notre désir de connaissance pour faire de nous des néo juifs, non par l’Esprit, car nous le sommes déjà, mais par la chair, avec l’étude des textes hébreux, l’étymologie, la culture, la langue hébraïque…Ils procèdent par séduction, en jouant sur l’attractivité légitime et biblique d’Israël chez un chrétien, pour finir par nous faire croire que nous avons été trompés par les anciens, et qu’eux, pétris de bonnes intentions, veulent nous « ouvrir les yeux », en nous ramenons aux sources. Tout cela se traduit par des pèlerinages qui plongent les âmes dans une émotion religieuse qui ne sauve pas. En effet, il n’est pas, à ce stade de la méditation, inutile de rappeler les paroles de Jésus-Christ :

Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Jean 4 : 1.

Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Jean 4 : 23.

 

Certains croyants dépensent une fortune pour aller se faire baptiser dans les eaux du Jourdain, pensant se rapprocher ainsi du Seigneur ! Or le baptême auquel nous sommes tous conviés est appelé « baptême d’eau », et non « baptême du Jourdain » ! Ce n’est même pas un baptême de fleuve ou de rivière mais simplement d’eau ; ce qui nous permet de baptiser même dans une maison.

 

LE CHEMIN DU SALUT PASSE-T-IL PAR LES FÊTES JUIVES OU LE PORT DU TALITH ?

 

Le port du talith et autres pratiques de la part de pasteurs et membres de certaines assemblées chrétiennes est une autre « nouveauté » fort étonnante et en forte croissance. Mais il nous faut néanmoins combattre cette tendance, et profiter de notre savoir biblique, notamment des évangiles, comme la question suivante :

             O Galates, dépourvus de sens! Qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié ? Voici seulement ce que je veux apprendre de vous: Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi ? Galates 3 :1.

 

C’est ici un juif qui parle ici à des non juifs ! Qui vous a fasciné ? Est-ce par le talith, œuvre de la loi, ou par les pèlerinages, autre œuvre de la loi, que vous avez reçu l’Esprit ? Si c’est par la foi que nous avons reçu Christ, pourquoi plaçons-nous aujourd’hui le curseur sur un chemin qui n’est pas celui du Jésus-Christ crucifié ?

 

Dans la pratique et la foi du judaïsme, porter le talith est un commandement ; c’est se rapprocher de Dieu. Le talith est l’essence de Dieu. C’est là un héritage qui est tout simplement incompatible avec la pratique de la foi selon l’Esprit de l’Evangile. En effet, si chaque croyant est libre de se convertir à la religion qu’il estime être la plus véridique pour se rapprocher du Créateur, il n’est pas possible de vendre aux chrétiens l’idée que le port du talith serait capital pour sa communion avec l’Eternel.

                                                                                                                                                                      6

Que dire donc, que la tunique de Jésus, celle que les soldats se sont partagés au pied de la croix était-elle un talith ? Céphas dit Pierre, Paul, Jean et les autres apôtres ont-ils considéré le port de ce vêtement comme faisant partie du Chemin ? S’il est respectable pour un « prêtre » du judaïsme de le porter, il est clair que pour nous chrétiens, aller à la rencontre du Seigneur se fait en esprit et vérité, sans objets ni tenue spécifique :

Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Matthieu 6 :6.

 

Ni au moment de la résurrection de Tabitha par Pierre, ni dans les recommandations faites à Timothée en tant que pasteur, ni lorsque Paul enseignait lui-même à Athènes ou à Rome, il n’est aucunement fait mention du port d’un vêtement sacré pour « entrer en contact » avec l’Eternel.

 

Je demeure cependant lucide, et vous aussi devez l’être. Ces pratiques empruntées à la Loi ne cesseront pas dans l’Eglise. Elles ont commencé dès le début de l’évangélisation par les apôtres qui ont parfois, eux-mêmes, eut la tentation du retour à la loi. Il ne s’agit donc pas pour moi d’être naïf en croyant que nous triompherons de ceux qui se tournent vers ce que Saül de Tarse appelle l’ombre des choses à venir. Mais si nous pouvons épargner à quelques uns ce retour à la Loi, alors qu’ils ont accepté le Jésus comme Seigneur et Sauveur, ce que le judaïsme réfute, alors notre travail sera merveilleux devant les anges du Seigneur.

 

Si c’est donc par lui que celui qui prétend être chrétien trouve le chemin qui mène au Père, il n’y a que dispersion et poursuite de chemins multiples, source d’égarement ; car par lui, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père dans un même Esprit. Ephésiens 2 :18.

Or l’Esprit de liberté que nous avons hérité par Christ n’a pas besoin de religiosité, de rituels et de costume.

 

Que l’Éternel Dieu nous éclaire et nous protège des docteurs égarés !